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Avec la crise, le consommateur remet en question la valeur des marques

4-yaourts-carrefour-yoplaitA mesure que la conjoncture s’assombrit, l’attachement des consommateurs aux marques va-t-il être remis en question ? Les clients, plus soucieux de leurs dépenses, se demandent quelle est la valeur de telle marque. Mérite-t-elle leur fidélité ? Son prix est-il justifié ? Ces questions préludent désormais à chaque décision d’achat.

Nombre de marques se sentent ainsi menacées par les nouvelles attitudes des consommateurs. “Il y a un phénomène de déstabilisation fondamentale des gens confrontés à la crise. Il y a un “reset” des valeurs, comme lorsque l’on réinitialise son ordinateur”, note Maurice Lévy, président du groupe publicitaire Publicis, qui évoquait il y a peu “la fin de l’hyperconsommation”.

Denis Gancel, de l’agence de communication W & Cie, souligne, lui, que la crise est née de la faillite d’un système financier fonctionnant avec des instruments abstraits : “Cela a provoqué une crise de l’intangible. Or les marques ont deux moteurs, l’un tangible, l’autre intangible. La crise est donc très pernicieuse pour les marques.”

Ces remises en cause se traduisent de façon très concrète. “Même les gestes les plus usuels, comme acheter un shampoing, sont remis en question : le consommateur se demande “quelle est l’utilité de ce produit, ai-je fait le bon choix ?”", constate Loïc Tassel, le PDG du fabricant de produits d’entretien et d’hygiène Procter & Gamble en France.

Surtout, le prix est-il juste ? Le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Credoc) a mené un sondage sur ce sujet. Résultat, pour les consommateurs interrogés, seuls le prix du café équitable et celui de la Logan de Renault-Dacia sont justifiés. Autant 80 % des sondés considèrent comme “justes” les prix des marques de distributeurs (MDD), autant 70 % estiment injustifiés les prix des grandes marques.

Plus que jamais, le consommateur rejette le superflu. Les marques qui ont fait trop de marketing, en se focalisant par exemple sur l’habillage du produit, sans offrir de réelle valeur ajoutée, souffrent plus que les autres. Dans ce contexte, les MDD, vendues en moyenne 25 % moins cher pour une qualité souvent équivalente à celle des produits industriels, gagnent du terrain. Dans les grandes surfaces, 33 % des achats sont des MDD, contre 17 % en 1993. “Dans le secteur de la lessive, les MDD représentent 20 % du marché en valeur, dans celui des couches-culottes 40 %”, précise M. Tassel.

“C’en est fini d’un marketing où le client paie sa propre illusion”, note Jean-Noël Kapferer, professeur à HEC et spécialiste des marques. “Les enseignes de la grande distribution ont axé leur discours sur le client – “On pense à vous tous les jours” (Monoprix), “On se bat pour vous contre la vie chère” (Intermarché) -, souligne M. Kapferer, tandis que les industriels ont gardé un discours orienté sur le produit.” Les distributeurs ont créé une relation de proximité avec le consommateur, plébiscitée dans la crise.

“Cela ne veut pas dire que les marques vont disparaître”, tempère toutefois M. Kapferer. De fait, selon la société d’études MillardBrown, publiée le 29 avril, la valeur des 100 plus grandes marques mondiales a encore progressé de 1,7 % en 2008, à 1 950 milliards de dollars (1 465 milliards d’euros).

Les marques ont encore des territoires qui leur sont réservés. “Lorsqu’il y a de l’angoisse ou du plaisir, la marque garde sa légitimité”, signale Georges Chétochine, consultant et auteur du Marketing des émotions (Eyrolles, 2008, 198 pages, 25 euros). Le consommateur, qui recherche un goût original comme celui du chocolat Nutella ou de la boisson gazeuse Coca-Cola, y est farouchement attaché, estime ainsi M. Chétochine, et préfère ne rien acheter plutôt que d’être frustré par un produit qui ne correspondrait pas à ses attentes.

Certaines marques, considérées comme des valeurs sûres, tirent aussi leur épingle du jeu. “Parmi nos clients, Volkswagen, Bosch ou Damart se portent plutôt bien. Le client se dit qu’il achète des produits qui vont durer, hors des modes et du phénomène d’obsolescence rapide”, analyse Luc Wise, coprésident de l’agence publicitaire V.

Enfin, à une époque où le consommateur “zappe”, “la principale réponse des marques est de continuer à innover” pour se différencier, affirme un industriel. Et les succès de l’iPhone d’Apple ou de la console Wii de Nintendo prouvent que l’appétit des consommateurs pour l’innovation reste intact.

Article de Claire Gatinois et Laurence Girard pour Le Monde

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Quelle mesure d’audience pour le marketing mobile ?

mobilemarketingDisposer d’outils fiables pour mesurer l’audience du Web mobile est aujourd’hui un préalable indispensable pour que les marques investissent massivement dans le marketing mobile, enjeu majeur dans le paysage publicitaire des prochaines années
 
Le marketing mobile constitue un enjeu majeur pour les annonceurs dans les années à venir. Ainsi, selon une étude récente de Nielsen Mobile aux Etats-Unis, sur les 258 millions de clients mobiles, 76,8 millions d’abonnés ont regardé de la publicité mobile, soit une augmentation de 81 % par rapport à l’année 2007.

Alors que les volumétries semblent être au rendez-vous, la fréquence réelle d’accès aux messages publicitaires apparaît en revanche nettement moins significative, car 63 % des mobinautes américains ne les ont vu qu’une seule fois par mois, voire moins.

Des freins à l’investissement massif des annonceurs
Dans son étude, Nielsen Mobile a notamment identifié trois freins essentiels à l’essor du marketing mobile:

- une méconnaissance de la taille de l’audience;
- une complexité de l’écosystème. De nombreux annonceurs y voient un environnement difficile d’accès caractérisé une forte courbe d’apprentissage, des problèmes liés à la fragmentation technique des plateformes mobiles et un ROI incertain;
- une défiance vis-à-vis de l’implication réelle des consommateurs. Les annonceurs doutent encore de la réceptivité des consommateurs et considèrent que les acteurs du marché (régies, opérateurs mobiles) ne sont pas en mesure de leur offrir des données fiables et pertinentes d’évaluation des campagnes.

Face à ces considérations, on comprend immédiatement que la mesure d’audience du Web-mobile est aujourd’hui un préalable indispensable pour que les marques investissent massivement dans le marketing mobile. En effet, disposer d’outils fiables permettrait enfin de réaliser des comparaisons avec les autres médias et offrirait également des perspectives nouvelles en matière de monétisation des sites mobiles.

Un ecosystème qui avance en ordre dispersé
Or, les indicateurs actuellement définis pour le Web par l’IAB ne sont pas encore en place sur mobile. Quant aux technologies utilisées en matière de Webmarketing (adresse IP, tags via un couplage IP/User Agent, cookies, etc.), celles-ci ne sont pas transposables en l’état dans l’environnement mobile, notamment en ce qui concerne les cookies ou encore l’adresse IP qui ne permet pas aux annonceurs de faire la différence entre un mobile ou un PC.

Ainsi, selon une étude récente de la société Omniture, 70% des entreprises seraient actuellement dans l’incapacité de mesurer la part du trafic mobile sur leurs sites Web et 50% d’entre-elles sont incapables de déterminer le nombre de visiteurs uniques depuis des téléphones mobiles.

Actuellement, les différents acteurs de l’écosystème mobile avancent en ordre dispersé sur le sujet. Les grandes associations comme la GSMA et la MMA travaillent sur ce thème mais aucune position commune n’a encore pu être dégagée à ce jour.

Autres initiatives intéressantes, celles de sociétés spécialisées dans la mesure d’audience mobile comme M:Metrics, AdMob ou encore Bango qui fournissent régulièrement des rapports publics sur l’évolution du marché.

Enfin, les opérateurs mobiles qui, prétextant de l’intensité de la concurrence, sont extrêmement réticents à communiquer l’information sur la performance des campagnes.

Curieuse situation où on voit aujourd’hui une industrie mobile qui se pénalise elle-même ! Si les acteurs de l’écosystème mobile veulent demain faire du marketing mobile un marché de masse, ils devront donc choisir rapidement la voie de la collaboration et du partage d’informations avant que cette réalité ne leur soit imposée de l’extérieur par un acteur majeur de l’Internet tel que Google par exemple.

Article AWT.be

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Cyber-squatting et phishing en pleine croissance

cyberLes marques sur Internet ont bien du mal à contrôler leur images. Outre la prolifération des articles de contrefaçon, un rapport, publié par le cabinet MarkMonitor et rapporté par la BBC, mentionne que le cyber-squatting et le phishing sont des pratiques en plein essor et une menace de plus en plus réelle pour les marques du monde entier. Voici venue l’ère du « brandjacking ».

Le cyber-squatting consiste à analyser les fautes potentielles que l’utilisateur pourrait commettre en tapant l’adresse Internet d’une société importante, puis de réserver les noms de domaines adéquats afin de récupérer une partie de ce trafic.

Sur l’année 2008, le cyber-squatting aurait enregistré une hausse de 18% avec pas moins de 1 722 133 cas répertoriés. Frederick Felman, directeur du département Marketing chez markMonitor ajoute : « le fait que 80% des sites répertoriés dans notre étude de l’année dernière soient toujours actifs à l’heure actuelle confirme que cette fraude est économiquement viable ».

En parallèle de cette menace, les dépositaires de ces noms de domaine en profite pour organiser des attaques au phishing, une technique principalement utilisée par l’envoi massif d’emails afin de récupérer les informations confidentielles des internautes telles que les numéros de cartes bancaires.

Si les sites de ventes au enchères sont de moins en moins touchés par ce type d’attaques, sur le second semestre de l’année 2008, le phishing aurait enregistré une hausse de 122% contre les services de paiement en ligne (typiquement Paypal) et de 51% contre les instituts financiers (banques).

Selon, le cabinet RSA Anti-Fraud Command Center en 2008, l’on aurait dénombré plus 136 426 attaques de phishing, soit une augmentation de 66% par rapport à 2007. La majorité de ces attaques a été repéré dans les six premiers mois de l’année, avec un pic en avril (15.000).

Toujours d’après le rapport de MarkMonitor, la vaste majorité de ces sites frauduleux serait hébergée aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Allemange.

Article NetEco.com

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