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“Payez ce que vous voulez”, opération marketing ou tendance de consommation ?

pwyw“Payez ce que vous voulez” pour un menu au restaurant, un tee-shirt de marque ou un sac: le concept commence à faire des émules en France, certains commerçants y voyant un bon moyen de faire parler d’eux, ou même de relancer la consommation en temps de crise.

Déjà en vogue en Angleterre, où il fleurit dans les pubs et les restaurants, le “Pay What You Want” (PWYW) s’affirme comme un excellent outil de marketing, mais la pérennité de ce modèle de consommation suscite des interrogations.

“J’ai tenté le tout pour le tout pour redresser la barre” face à une forte baisse de consommation, raconte Nicole Barthélémy, qui laisse depuis février la formule à la discrétion du client chaque mercredi midi, dans son restaurant marseillais “La Rose de Marmara”.

“Ca a eu un effet détonateur” pour remplir la salle, se réjouit-elle. Les clients paient entre 7 et 10 euros le menu (qui en vaut 16), “mais consomment plus de boissons” payantes et “reviennent les autres jours et le soir”.

Motivés eux aussi par “le concept britannique”, Pierre et Dominique Pucheu testent la formule le lundi dans leur restaurant Le Casaou, à Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées). “On a été étonné de la générosité des clients”, qui paient en moyenne “5-6 euros au-dessus du prix”, témoignent-ils.

“L’idée c’est plutôt +payez ce que vous pensez que ça vaut+”, corrige Frédéric Vigouroux, qui s’en sert pour faire un “coup de communication” à l’occasion du démarrage de son restaurant, “Le Bouchon Bordelais” à Bordeaux. “On capte une clientèle qui ne viendrait pas forcément sinon”, souligne-t-il.

Séduit par le “PWYW”, le site de vente en ligne BrandAlley, qui déstocke à prix cassés des fins de séries de grandes marques, a décidé de faire lui aussi un “coup d’essai” pour lancer ce “phénomène de société” dans le secteur de la mode.

Du 6 au 10 mai, durant sa semaine de soldes flottants, il va ainsi mettre en vente 10.000 articles de modes et accessoires “à partir de 1 euro”, chaque internaute étant entièrement libre de fixer son prix.

“On veut faire confiance aux consommateurs, on pense qu’ils vont jouer le jeu”, indique Sven Lung, PDG de la société, qui anticipe toutefois de “vendre à perte” pour au moins une partie des produits.

“C’est un moyen de sensibiliser le consommateur autour du prix juste” et de “participer à la relance”, estime-t-il. Selon lui, ce concept commercial “peut se généraliser” dans des secteurs comme “le voyage” ou “le spa”, et “pour lancer un produit”.

Gérard Atland, président du Conseil du Commerce de France (CDCF) se montre plus sceptique quant à la pertinence de ce modèle. “Il y a suffisamment d’opérations de promotion, le consommateur fixe déjà son prix en choisissant sa date et son lieu d’achat”, estime-t-il.

M. Atland met aussi en garde le consommateur contre le “risque de payer trop” pour des produits “dont la valeur marchande est inférieure à ce qu’il pense”.

“Ce n’est pas au consommateur de fixer le prix. Chacun son rôle”, assure pour sa part Franck Lehuédé, chef de projet senior au département consommation du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie).

Pour lui, le concept “Payez ce que vous voulez” relève de la “fausse bonne idée” car les clients “n’ont pas idée réellement de ce que coûte un produit” et ont tendance à le sous-évaluer.

“C’est intéressant pour faire parler de soi” mais “ça ne peut certainement pas devenir un modèle” de consommation, conclut-il.

Article AFP

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Conficker : un virus ou une opération marketing ?

confickerUne nouvelle variante du ver Conficker fait couler beaucoup d’encre. Derrière cette nouvelle menace, une campagne marketing qui servirait les intérêts de sociétés de sécurité informatique est-elle en oeuvre ? Depuis le déploiement du Blaster Worm en 2004, aucun ver n’a été autant médiatisé. Lorsque l’on effectue une recherche sur Conficker, le moteur Google indexe plus de 4 millions de résultats.

D’après l’ICANN, organisation internationale de supervision du Net et des noms de domaine, cette variante – dont l’originale aurait été créée en Chine en 2008 – utilise les noms de domaine comme vecteur de propagation et d’activation du ver. «  Plus de 40.000 noms répartis sur 150 extensions » seraient concernés, rapporte Domainesinfo.fr.

Le 1er avril 2009 était l’occasion de manipuler les machines infectées, d’envoyer du spam, de voler des données privées ou encore de saturer des serveurs web. D’après F-Secure, éditeur de logiciels de sécurité informatique, plus de 3 millions de PC (sous Windows) auraient été infectés par Conficker. A travers ce réseau de PC zombies, Conficker se serait ‘simplement’ propagé. De plus, comme le souligne Clubic, l’activation du ver Conficker dans la nuit de mardi à mercredi « ne s’est pas avérée aussi virulente que l’on aurait pu l’imaginer. »

Le virus servirait-il un autre but que la délinquance en ligne, à savoir : servir l’industrie de la sécurité informatique ? Comme le souligne Forbes.com en référence à Google Trends, ces 5 derniers jours, les recherches sur les termes ‘virus informatiques’ ont doublé et celles sur ‘computer worm’ ont quadruplé. Des sociétés comme Symantec et McAfee peuvent-elles bénéficier de ce regain d’intérêt pour les problématiques de sécurité ? Qui veut mettre à jour son antivirus ?

Article de Ariane Beky sur NetEco.com

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Opération marketing insolite de Fiat et Mattel

fiat-500-barbieSi la personne qui vit avec vous a craqué sur la nouvelle Fiat 500, et que vous essayez de la convaincre que non, la version Abarth Esseesse ne sera pas trop puissante entre ses douces mains, vous risquez d’avoir de la concurrence face à la version la plus girly des Fiat : la 500 Barbie.

Eh non, ce n’est pas une blague ! Le pot de yaourt du 21ème siècle n’en finit pas d’être la proie d’opérations marketing.

Fiat dévoile donc une version Barbie de sa très chic citadine, et pour séduire la gente féminine la marque Turin a fait fort : peinture flashy rose métallisée, sièges crème et rose en alcantara, tapis de soie, rouge à lèvres fourni dans la boite à gants et miroir de courtoisie agrémenté de led, et pour couronner le tout inserts de brillants en cristal sur le volant, les montants de porte et l’antenne de toit.

Cerise sur le gâteau, comme pour les sacs à main, une housse représentant l’ancienne 500 est fournie. Bref, une vraie voiture de pepette !

Mais rassurez-vous, vous n’aurez pas à acheter ce modèle, cela restera un showcar créé pour fêter les 50 ans de l’égérie Mattel le 9 mars prochain à Milan.

Pas de chance en revanche pour Ken qui aura, à n’en pas douter, une sacrée touche au volant …

Article de Romain Bartoli sur Turbo.fr

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