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Cinq conseils pour annoncer sur le réseau Google Adwords/Adsense

Petits et grands annonceurs utilisent largement les liens sponsorisés. Mais ils se limitent souvent aux résultats sur moteurs de recherche en négligeant le réseau de sites partenaires, comme AdSense de Google. A quoi sert ce réseau ? Comment y optimiser ses campagnes ? Les réponses en cinq points.

google-adsense-google-custom-search-o1. Ne pas confondre AdSense et AdWords
En matière de liens sponsorisés Google, beaucoup d’annonceurs ne connaissent que les pages de résultats des moteurs. D’autres s’imaginent que le réseau de sites partenaires (AdSense) ne constitue qu’un prolongement de ces pages de résultats. C’est une erreur.

Faire paraître ses annonces sur ce réseau demande une réflexion distincte. “Il ne faut jamais activer une même campagne “contenu” (sur les sites AdSense) et “recherche” (sur le moteur de recherche)”, assure Yohann Dupasquier, directeur associé de l’agence Keyline. Pourquoi ? D’abord “parce qu’il n’y a pas de contrôle sur la part de budget investi en recherche et en adsense. Mieux vaut créer une campagne distincte avec un budget propre”, explique Olivier Mosca, directeur du Search Marketing de l’agence NetBooster.

Ensuite, parce qu’il est contre-productif de dupliquer les campagnes de recherche sur le réseau de sites. Une erreur courante faite par des annonceurs qui ignorent le comportement des internautes. Ceux qui voient des annonces sur un site n’ont pas fait la démarche de rechercher un produit ou un service, comme sur un moteur, mais s’y intéressent potentiellement.

Un annonceur qui plaque ses annonces “moteur” sur les sites partenaires obtient donc des taux de clic inférieurs. D’autant que le “quality score”, c’est-à-dire la pertinence d’une annonce mesurée par Google, en souffre, l’annonce risquant alors de ne pas être bien placée.

Au moment de planifier sa campagne sur le réseau AdSense, l’annonceur devra utiliser des enchères séparées de celles de la “recherche”. Car les coûts au clic y sont plus faibles, en raison d’annonceurs moins nombreux.

Par ailleurs, annoncer efficacement sur AdSense s’avère plus délicat que sur le moteur de recherche. Cela est donc réservé aux sociétés ayant une solide expérience des liens sponsorisés, à moins bien sûr de passer par une agence.

google-adwords2. Bien choisir ses mots-clés
En attendant le ciblage comportemental basé sur l’historique de navigation des internautes, que Google vient d’annoncer et qui sera progressivement proposé, deux systèmes de ciblage existent : par contenu et par emplacement.

Par contenu, l’annonceur définit les mots-clés que l’algorithme Google utilisera pour choisir les sites où les annonces apparaîtront. Yohann Dupasquier conseille de limiter le nombre de mots-clés entre 5 et 15.

Mais attention, il est important de construire ses groupes de mots-clés par thématique. “AdSense ne fonctionne plus par similarité de mots-clés, mais par l’extraction de la thématique globale visée”, indique Olivier Mosca.

Contrairement aux mots-clés pour des liens sponsorisés destinés à apparaître dans les pages de résultats des moteurs, il n’est pas utile de saisir toutes les déclinaisons d’un mot ou d’une expression, en particulier avec des fautes d’orthographe. L’annonceur n’a pas à se mettre à la place de l’internaute sur ce point.

Comme pour la “recherche”, Google permet d’exclure certains mots-clés. Cette fonction se révèle très utile sur le réseau de contenu, afin d’éviter qu’une publicité ne soit associée à un contenu inapproprié. “Une compagnie aérienne par exemple a tout intérêt à exclure l’expression ‘crash d’avion’, pour ne pas apparaître à côté d’un article évoquant une catastrophe aérienne”, conseille Yohann Dupasquier.

3. Profiter du ciblage par site
L’annonceur peut également cibler la diffusion de ses publicités par emplacement. Deux types de sélection s’offrent à lui. D’une part selon les catégories de sites (par exemple “finance/assurance”) puis par sous-catégories. D’autre part, directement par sites et même par pages de sites.

Sélectionner par catégorie est moins fastidieux que site par site, mais l’idéal reste toujours d’affiner le plus possible le ciblage. Comme pour les mots-clés, l’annonceur peut exclure des sites précis. Ceux par exemple qui vendent des articles concurrents ou ceux dont la qualité porrrait entâcher une image de marque.

Par ailleurs, Yohann Dupasquier conseille aux vendeurs de produits de niche de chercher les sites supports “à la main”, pour plus d’efficacité et  maîtriser ses coûts.

Une bonne solution consiste alors à coupler le ciblage par catégorie avec celui par mot-clé. “C’est utile pour les gros sites média qui disposent de plusieurs sous-catégories. Car cela permet d’éviter d’être diffusé sur l’ensemble de ces catégories (par exemple un produit destiné aux hommes diffusé dans la section féminine)”, explique Olivier Mosca.

Google met des outils de mesure à disposition pour identifier et exclure les sites qui s’avèrent moins performants que d’autres.

4. Le réseau, en complément du moteur
Annoncer sur le réseau AdSense nécéssite donc de prendre en compte certaines spécificités. Mais c’est aussi très complémentaire des liens sponsorisés sur moteur de recherche. “Il s’agit d’un marketing de l’offre, alors que la recherche est un marketing de la demande”, explique Yohann Dupasquier.

Une complémentarité dans le cycle d’achat intéressante pour un annonceur. Car une campagne sur AdSense peut déclencher une envie chez un internaute, qui plus tard cherchera peut-être le produit en question sur un moteur de recherche.

Selon une étude de Atlas Institute, associer une campagne sur le réseau partenaire avec une campagne “recherche” augmente de 22 % les taux de conversion.

AdSense permet donc des campagnes de notoriété à des prix relativement bas. Intéressant pour le lancement d’un petit acteur. L’ensemble des sites du réseau atteindrait une couverture de 79 % en France, selon Google. Mais l’annonceur peut aussi utiliser ce réseau pour des campagnes fonctionnant davantage “à la permformance”, en choisissant une tarification par clic (CPC) ou par action (CPA), et non au CPM (coût pour mille affichage).

Comment répartir son budget entre le moteur et le réseau ? Yohann Dupasquier conseille un partage 70/30, avec un écart encore plus favorable au “search” pour les marchands en ligne pure players.

5. Adapter les annonces
L’internaute qui voit une publicité sur un site n’a pas montré un intérêt spécifique pour le produit en question, contrairement à celui faisant une recherche sur un moteur. Il faut donc attirer son attention de manière plus forte.

Pour cela, l’annonceur doit susciter la demande. “L’accroche est importante et fonctionnera mieux avec une tournure interrogative ou alors en étant descriptive”, indique Yohann Dupasquier. Autre possibilité, annoncer une opération promotionnelle à durée limitée et interpeller l’internaute pour qu’il en profite.

Le choix de la place des annonces reprend les mêmes règles que pour les bannières. Les plus visibles se trouvent en haut des pages, de préférence à droite. L’idéal est aussi d’apparaître au plus près du contenu. Quant aux formats, Google accepte les publicité “texte”, mais aussi sous forme de bannières et de vidéos.

Pour optimiser ses campagnes, l’anonceur devra tester systématiquement plusieurs modèles de bannières et d’annonces texte. Attention cependant à s’assurer que les sites visés acceptent le format choisi. Pour les campagnes par mots-clés, Olivier Mosca conseille de privilégier le format texte, plus largement accepté.

Dossier réalisé par Baptiste Rubat du Mérac, Journal du Net

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Bruxelles s’attaque au ciblage comportemental des internautes

vie-priveeLa Commission européenne s’apprête à se pencher sur la question du ciblage comportemental sur le Web. A l’occasion du Sommet européen de la consommation, les 1er et 2 avril, Bruxelles a lancé un avertissement aux grands acteurs de la publicité sur Internet, les enjoignant à clarifier le traitement qu’ils réservent aux données personnelles des internautes. En l’absence d’avancée concrète, l’exécutif européen laisse planer le spectre d’une directive contraignante pour les spécialistes de la recherche en ligne, ceux des réseaux sociaux et les FAI.

C’est la commissaire à la Protection des consommateurs, Meglena Kuneva, qui est monté au créneau pour exprimer la préoccupation de Bruxelles face au recours de plus en plus fréquent à des techniques consistant à utiliser les données personnelles des internautes pour cibler leur comportement, à des fins commerciales.

Lors de leur inscription sur nombre de sites Internet, les utilisateurs doivent fréquemment approuver des conditions d’utilisation qui nuisent à leur vie privée. Meglena Kuneva entend mettre un terme à cette pratique et établir une liste noire de dispositions à l’endroit des spécialistes du marketing en ligne, sur le même modèle que ce qui existe d’ores et déjà pour la publicité offline. « Echanger des données personnelles contre la gratuité d’un service sur Internet tend à devenir une règle sur laquelle de nombreuses entreprises basent leur modèle économique », explique la porte-parole de la commissaire. Celle-ci souhaite « s’assurer que les internautes ont conscience de cela et ne se trouvent pas piégés en dévoilant plus d’informations qu’ils ne le souhaitent. »

Pas de ‘world wild west’ de la vie privée en ligne
Parmi les entreprises visées par Bruxelles figurent les réseaux sociaux, comme Facebook. Le site créé par Mark Zuckerberg s’est récemment trouvé au coeur d’une polémique née après la modification des conditions d’utilisation permettant à l’entreprise de conserver les données des utilisateurs indéfiniment. La révolte des internautes avait permis de revenir à un usage plus raisonnable des données personnelles. « Ce ne sont pas les régulateurs qui ont mis en lumière les changements sur Facebook, ce sont les 175 millions d’utilisateurs », souligne le commissariat européen, pointant du doigt le fait que les internautes se sentent concernés par ces questions.

Pour autant, Meglena Kuneva se défend de toute technophobie : « La commissaire ne cherche pas à s’opposer au développement du cyber-monde. Elle reconnaît qu’il offre aux consommateurs de fantastiques opportunités. Mais elle ne tolèrera pas que les entreprises ne respectent pas les données personnelles. Si les entreprises peuvent régler ces problèmes elles-mêmes, tant mieux, mais Meglena Kuneva n’acceptera pas un ‘world wild west’ pour la vie privée en ligne. »

Article de Vincent Delfau, Le Monde Informatique

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La Belgique, terre d’opportunités pour le marketing online

pay-per-clickLe thème de cet article est consacré au ciblage géographique de vos campagnes, et plus particulièrement aux opportunités à saisir actuellement sur le marché belge.

Il existe de nombreux marchés francophones potentiellement attractifs pour votre entreprise. La Belgique en est un, et nous allons vous expliquer pourquoi ce marché représente actuellement une opportunité intéressante pour tout annonceur francophone.

La situation belge
La Belgique occupe une position centrale et déterminante en Europe, de par sa situation géographique (voisine de la France, du Luxembourg, de l’Allemagne et des Pays-Bas) et son influence au niveau européen : Bruxelles est en effet le siège de nombreuses institutions européennes, et est un important centre de décision.

Le pays présente une population de 10 millions d’habitants, dont plus de 4 millions de francophones. Le niveau de vie y est élevé, et le pouvoir d’achat des Belges plus important que celui de pays comme la Finlande, l’Italie ou les Pays-Bas

La pénétration d’Internet en Belgique
La majorité des foyers belges est connectée à Internet, avec une connexion haut-débit dans 95% des cas. L’utilisation des produits Google, et plus particulièrement de son outil de recherche, et largement répandue en Belgique.  Les internautes belges sont dès lors fortement exposés aux publicités AdWords.

La recherche est l’activité la plus fréquente des internautes belges avec 94 % des utilisateurs concernés (Source: EIAA/Microsoft Digital Advertising Solutions, November 2007)

Le Marketing Online en Belgique
En Belgique, le marché de la publicité en ligne sur moteurs de recherche est encore en pleine croissance. Etant donné qu’il n’a pas atteint le stade de maturité, il est très attractif pour les annonceurs et certaines opportunités sont à saisir actuellement.

La concurrence pour les mots-clés y est plus faible. Etant donné le système d’enchères utilisé par Google AdWords, vous pourrez y trouver des opportunités en terme de CPC par exemple.

Dès lors, diffuser vos annonces sur le marché belge peut s’avérer très positif pour votre entreprise : le retour sur investissement global de vos campagnes Google AdWords augmentera, et vous toucherez une nouvelle clientèle à coût réduit.

Les exemples suivants vous montreront concrètement l’attractivité actuelle du marché belge. Le chiffres suivants ont été générés par le générateur de mots clés, que vous pourrez trouver dans votre compte AdWords (Gestion des campagnes > Outils > Générateur de mots clés)

* Achat lecteur MP3 : CPC moyen prévisionnel France – 0.64€
CPC moyen prévisionnel Belgique – 0.48€

* Hotel Paris : CPC moyen prévisionnel France – 1.87€
CPC moyen prévisionnel Belgique – 1.38€

De plus, en tenant compte des particularités linguistiques de la Belgique francophone, vous pourrez toucher un public plus large en étendant le champs lexical de vos listes de mots clés : par exemple, un téléphone portable s’appelera un “Portable” en France, tandis qu’un Belge l’appelera un “GSM”.

En Belgique, le mot clé “GSM” dispose d’un volume de recherche mensuel moyen de 1 220 000 requêtes. Si vous l’ajoutez à votre liste de mots clés, vous ciblerez donc une nouvelle clientèle potentiellement intéressée par vos produits. Nous vous conseillons dès lors de vous intéresser de plus près aux particularités linguistiques de la Belgique francophone, afin de promouvoir vos produits ou service de façon adéquate.

Le comportement des Belges sur Internet, fortement orienté recherche, induit une exposition accrue aux annonces AdWords, surtout lorsque l’on sait que la majorité des Belges utilise Google comme page de lancement Internet.

Vous pouvez également trouver sur Google Trends les tendances de mots-clés pour la Belgique.

Il existe donc de belles perspectives de rendement pour tout annonceur intéressé par une clientèle belge. Si vous êtes dans ce cas, nous vous conseillons donc de sauter sur l’opportunité, et d’étendre votre ciblage géographique à ce petit pays fort sympathique !

Article posté par Yves sur Inside Adwords

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La publicité sur internet dépasse le milliard d’euros

internet-adsTrois mois après les études de Cap Gemini pour le SRI ou de TNS pour l’IAB, c’est cette fois ci au tour de France Pub de livrer à l’union française du Marketing direct (UFMD) une étude sur les investissements en communication et marketing direct sur Internet.

Estimant les dépenses globales en marketing direct et relationnel à plus 13 milliards d’euros pour 2008 (-2,1%), l’étude estime que l’internet capte à lui seul près de 1,2 milliards d’euros, en croissance de plus de 20% sur un an. Souvent symbole du marketing direct, l’email ne représente que 188 millions d’euros (+10%) contre 484 millions d’euros pour le display (+12,6%) et surtout 525 millions d’euros pour les liens sponsorisés, en croissance de 28% en 2008.

« L’étude UFMD France PUB consacre l’émergence d’internet comme support à part entière dans les stratégies marketing direct et relationnel. Avec la crise, le souci d’efficacité et d’optimisation des dépenses en communication devient une priorité absolue pour les annonceurs. Dans ce contexte, Internet fait figure de valeur refuge et continue de progresser à marche forcée » commente Marc Lolivier, Délégué Général de l’UFMD.

Légèrement moins ambitieuse que l’étude Cap Gemini pour le SRI, qui chiffrait les investissements dans les liens sponsorisés à plus de 800 millions d’euros « net », l’étude de l’UFMD confirme néanmoins que le marketing à la performance est désormais le format préféré des annonceurs sur internet, une tendance qui ne devrait effectivement pas s’inverser en temps de crise.

Article de Jérôme Bouteiller sur NetEco.com

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La publicité internet souffre d’un manque de positionnement marketing

canine-advertising-1Plus de dix ans après sa création, l’utilisation de la publicité Internet n’a toujours pas trouvé un positionnement marketing clair, son utilisation oscille toujours entre branding et marketing direct.

Cette absence de positionnement peut expliquer sa vulnérabilité, elle a en effet déjà été attaquée sur son flan droit par les liens sponsorisés. Son flan gauche est à la merci de tout prédateur innovant.

Ce constat alarmiste s’avère être d’autant plus d’actualité que la publicité sur mobile est bien partie pour agir sans plus de clarté voire même avec  davantage d’ambigüités. L’absence actuelle de positionnement résulte de pratiques  “top down”  et “techno push”  imposées  par  Doubleclick et Yahoo.

Dès 1996, Doubleclick a imposé son mécanisme de diffusion de pages avec publicité à tous les marchés publicitaires. Pris de cours, sans solution alternatives sous la main, les publicitaires se sont laissés imposer un mécanisme, des indicateurs et des métriques.

Yahoo avec son ad server propriétaire,  leader de l’époque, est venu valider et amplifier ce mécanisme  à  toute l’Europe. Yahoo a malheureusement façonné  le mécanisme publicitaire du net actuel à son image, c’est-à-dire de façon Hybride, sans jamais avoir tranché entre un positionnement média de contenus et celui  de  “search engine”.

Le positionnement marketing d’un média est important car c’est bien souvent à partir de lui que découle les KPI (key performance indicator) appropriés qui font sa force et sa croissance. Pour la première année l’approche marketing direct symbolisée par les liens sponsorisés dépassera  en valeur celle des  “display” aux USA et en Europe. 

Le mécanisme actuel a peut être atteint ses limites, car à y regarder de près, le business n’est pas aussi idyllique que son taux de croissance le laisse supposer…

Les régies comme les agences se plaignent d’acheter ou de vendre plus un prix ou un CPM qu’un véritable service. Quel que soit le brief de la campagne le taux de clic est le seul juge de paix. D’autres dénoncent  un achat d’espace basique ou de ranking qui fait la part belle essentiellement aux fortes audiences. Les états d’âme actuels des éditeurs sur l’audience Internet  est un nouveau signe que le mécanisme global est peut être à repenser. Les usages publicitaires actuels se résument  à 3 axes assez clairement identifiés …

- U1 : un usage de recrutement, d’acquisition d’audience ou de trafic pour in fine bien souvent vendre sur le site annonceur. C’est là que se réalise la quasi-totalité du business publicitaire (46% des annonceurs Européens utilisent le Net pour cet usage selon l’étude de l’EIAA).

-U2 : un usage branding, de notoriété ou corporate. Même si beaucoup s’en défendent cette utilisation est marginale, proche de 20 % selon l’étude de l’EIAA. Le Web vidéo devrait rapidement  augmenter cet usage.

-U3 : et enfin l’usage des liens sponsorisés qui agissent sur un segment d’e-marketing et non publicitaire avec des  KPI  de rentabilité et de ROI ad hoc.

Outre un positionnement marketing clair, l’utilisation de KPI appropriés et surtout distincts à chacun des usages parait essentiel.

Aujourd’hui  les 2 principaux usages publicitaires sont régis par un mécanisme de diffusion, et des KPI identiques alors que leurs positionnements sont profondément différents.

Le taux de clics sur lequel  s’appuie le média internet est un KPI  beaucoup trop généraliste qui ne répond ni aux exigences d’un marketing de recrutement , ni à celui de branding. Et il ne peut bien évidemment pas rivaliser avec les KPI de rentabilité des liens sponsorisés.

Ne faudrait -il pas déterminer des KPI spécifiques à chacun des usages, en donnant cette fois la parole aux marketeurs  pour déterminer des indicateurs consensuels et distincts d’un usage à un autre.

-Pour développer le branding, ne faudrait-il pas mettre davantage l’accent sur le qualitatif et intégrer le temps passé dans les métriques ? Et privilégier le contact avec un contenu et dans une moindre mesure le contact avec le média ?

Le média internet souffre d’un déficit de puissance, aussi le ciblage est il une soluton ad hoc pour véhiculer des campagnes  de branding. S’agissant de l’usage de recrutement, la solution réside dans la capacité à réinventer un modèle en y intégrant les principaux atouts pour lesquels le Net est utilisé par les prescripteurs.

Les critères de performance  doivent  être privilégiés
Aussi, les régies doivent créer et orienter sans états d’âme leur offre dans un contexte à minima de marketing de recrutement voire de pur marketing direct . Demain, les plateformes logicielles et la mise à dispositions ouvertes des données médias feront des commerciaux de régie des experts de la connaissance clients et dans une moindre mesure des vendeurs d’espaces.

Quant aux prescripteurs médias, ils seront de véritables analystes et des trader/broker médias. Dans ce contexte futur “boursier”  il faut déterminer de nouveaux  KPI consensuels et surtout en phase avec le principal usage de ce média : le recrutement.

Le modèle de commercialisation basé sur des PAP et des CPM est certainement  à revoir. Dans un contexte de performance,  le CPA (coût pour actions) délaissé par beaucoup de régies pourrait être une solution. D’autant que les milliards de PAP invendus peuvent aider à améliorer cette performance.

Bref, beaucoup de chemin reste à faire. Mais la création d’une troisième voie d’usage publicitaire, clairement identifiée et marketée parait  importante pour le développement futur.

L’absence de positionnement marketing dans un contexte publicitaire est fort de café…

Article de Thierry Bardy sur le Journal du Net

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Beaux jours en vue pour le marketing en ligne

yahooLa popularité du Web porte un dur coup aux médias traditionnels et le patron de Yahoo Canada prévoit des temps meilleurs au marketing en ligne, malgré la crise financière et la récession.

Le portail Yahoo, qui n’est pas lui-même à l’abri des remises en question face à l’emprise de Google sur la Toile, s’est démarqué en lançant son portail Yahoo Québec il y a près de deux ans.

Le Journal Les Affaires a récemment rencontré Kerry Munro, directeur général de Yahoo Canada, qui leur a parlé de la force du marketing en ligne dans le contexte économique actuel et des projets qu’il caresse pour Yahoo Québec.

Journal Les Affaires – Quel est l’avenir du marketing en ligne au moment où sévit la crise économique ?
Kerry Munro
– Ça dépend de la façon de considérer le marketing : dépense ou investissement ? En situation de crise, l’entreprise qui voit le marketing comme un coût sabrera dans ses dépenses publicitaires afin de préserver ses marges. Au contraire, l’entreprise qui voit le marketing comme un investissement saisira l’occasion pour se démarquer de la concurrence.

JLA – Quels sont les avantages du marketing sur Internet ?
KM – D’abord, le marketing en ligne est économique si on le compare à la télé et à l’imprimé.

Un message publicitaire diffusé pendant la populaire émission CSI, qui attire peut-être 2,5 millions de téléspectateurs, coûte beaucoup plus cher qu’une publicité sur la page d’accueil de Yahoo Canada, qui reçoit 9 millions de visiteurs uniques chaque semaine.

En 2009, le consommateur est rendu sur Internet. C’est encore plus vrai en raison de la crise. On note une poussée du nombre de visiteurs sur les sites d’actualités financières.

Autre avantage : le rendement de l’investissement est plus facilement quantifiable qu’avec les médias traditionnels. On peut savoir combien de personnes ont vu l’annonce et ont pris la peine de cliquer sur la publicité affichée.

En plus, ce média est flexible. Si le message publicitaire passe mal sur Internet, l’annonceur peut rapidement corriger le tir à peu de frais.

JLA – Craignez-vous une réduction des budgets publicitaires sur le Web en 2009 ?
KM – Jusqu’à présent, le ralentissement ne s’est pas fait sentir sur nos revenus publicitaires. Notre premier trimestre est meilleur que prévu. Je m’attends à ce que les annonceurs concentrent leur budget auprès d’un nombre plus restreint de médias. Procter & Gamble en est un bon exemple. Elle s’est engagée à dépenser avec nous l’un des plus imposants budgets de publicité en ligne au Canada.

JLA – Parlez-nous du partenariat avec Ford Canada, qui paraît novateur à bien des égard.
KM – Ford Canada voulait avoir une présence sur les réseaux sociaux comme Facebook. Elle voulait que son site devienne la référence incontournable du Net pour les amateurs de véhicules.

Pour y arriver, nous avons intégré le service Yahoo Answers, où des internautes répondent aux questions posées par d’autres internautes, au site Internet de Ford. La collaboration a donné naissance au Ford Questions- réponses. Les amateurs d’autos y échangent sans intervention de la part de Ford, ce qui procure de la crédibilité au site.

JLA – Vous nous avez parlé de Procter & Gamble et de Ford. Est-ce que Yahoo est réservé aux multinationales ? Que pouvez-vous offrir aux PME québécoises ?
KM – Les portails comme Yahoo sont des médias de masse, taillés sur mesure pour les grandes marques. Pour les entreprises locales, nos outils restent nos annuaires en ligne et le service YSM (Yahoo Search Marketing), un programme d’achat de mots clés. Au Canada, environ 20 % des recherches Internet répondent à des besoins de proximité.

JLA – Vous avez lancé le portail Yahoo Québec. Pourquoi un portail distinct et quels sont vos projets ?
KM – Nos études de marché nous avaient révélé que les Québécois voulaient avoir leur site propre, avec un contenu qui les rejoignait. Depuis son lancement, il y a 18 mois, les résultats sont excellents. Le nombre de visiteurs uniques fluctue de 4 à 5 millions par mois. Le nombre d’utilisateurs est en progression.

Pour ce qui est des nouveautés, nous travaillons à intégrer une section style de vie au portail. Nous cherchons aussi à bonifier la section finance.

Interview André Dubuc, Les Affaires

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